Une mémoire
Toujours vivante
Entre 1751 et 1793, un territoire vosgien de 240 km² formait un État souverain à part entière : la Principauté de Salm. Trois Princes s'y sont succédé, portant des avancées sociales, techniques et culturelles avant-gardistes pour leur époque.
Aujourd'hui, 22 communes se rassemblent pour faire vivre cette mémoire commune et écrire ensemble un récit contemporain, cohérent et porteur de sens.
Une vallée aux mille seigneurs
Dans le mille-feuille territorial alsacien à la veille de la Révolution où se côtoient les Habsbourg, les Hanau-Lichtenberg, les seigneurs de Fleckenstein, les Ribeaupierre et autres princes évêques et dignitaires, la vallée de la Bruche ne fait pas exception.
Le territoire que nous connaissons aujourd’hui est, jusqu’à la Révolution française, morcelé entre le Ban de la Roche au sud, gouverné par les Rathsamhausen zum Stein, le comte Georges Jean de Veldenz et plus tard le baron Jean de Dietrich, la ville de Schirmeck sous la tutelle de l’Evêché de Strasbourg et un ban de 240 km2 placé sous l’autorité des comtes et des princes de Salm.
Les Salm : sept siècles de règne
Cette lignée aux nombreuses ramifications aura présidé à la destinée de ce territoire pendant plus de 700 ans.
La saga des Salm débute en 1081 par un souverain originaire des Ardennes belges et trouve son achèvement en 1778 en la personne du dernier Prince régnant Constantin Alexandre. En effet, le 2 mars 1793, la principauté de Salm-Salm jusqu’alors indépendante, sera rattachée à la France et intégrée provisoirement au département des Vosges.
Actuellement, c’est au Prince Emmanuel de Salm-Salm que revient le titre de 15e prince héréditaire et descendant de la dynastie établie au château d’Anholt en Westphalie.
L'héritage des Salm
Si, sur la partie bruchoise, on leur doit principalement la construction du château éponyme débuté à la fin du 12e siècle et déclaré en ruine en 1564 et qu’on leur connait de perpétuelles et tumultueuses relations avec l’Abbaye de Senones alors capitale ; ces comtes, ducs et princes ont largement contribué au développement de l’activité des mines et des forges autour du Framont et à l’exploitation du tissu agricole en accueillant sur leurs terres les talentueux fermiers des communautés anabaptistes suisses.
On notera pour le côté vosgien, l’édification à Senones de deux châteaux princiers entre 1754 et 1781 et d’hôtels particuliers.
Un passé qui se réinvente
La Principauté de Salm ne relève pas seulement de l'histoire : elle a légué un héritage bien tangible — bâtiments administratifs et religieux, château médiéval, réseaux de forges et de scieries, accueil d'une communauté mennonite-anabaptiste, toponymie et culture populaire. Cet héritage renaît aujourd'hui sous une forme nouvelle : une marque de territoire, à la croisée du patrimoine et du projet collectif. Pour en savoir plus : www.principaute-de-salm.fr.
